575 - Revue de haïku

Revue trimestrielle de et autour du haïku.

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Encadré - le Kyobun
Meriem Fresson (France)

Le ''kyôbun'' est une forme dérivée du haïbun qui connaît son âge d’or au XVIIIe siècle. Son nom signifie « composition folle ». Il se compose d’un ou plusieurs ''kyôku'', souvent apparentés au ''senryû'', et d’une prose tout aussi « folle ».

Il peut également être plus « sérieux » lorsqu’il se fait art poétique. Certains auteurs mêlent cependant veine « folle » et veine « sérieuse », avec l’idée qu’un ton satirique et une apparente légèreté se prêtent particulièrement aux réflexions sur le haïku et ses formes environnantes.

R. Bersihand nous apprend dans ''La Littérature japonaise'' (P.U.F., 1957, p. 62) que le kyôbun est pratiqué par les poètes de ''kyôka'', (poésie folle, à partir du ''tanka'') et par les auteurs de romans comiques. Il est intéressant de noter que ces auteurs pratiquent donc la prose, et une expression des sentiments plus développée que dans le haïku (à travers le ''tanka'').

Le texte ''Tôkyôku !'' rappelle la tradition dans cette forme d’une reprise humoristique de poèmes célèbres (ici la chanson de Dutronc). N’hésitez plus à vous lancer pour parodier dans cette forme les auteurs de haïbuns Bashô, Issa, Shiki, Buson, ou les grands auteurs français, comme Hugo ou Rimbaud !

'''Retrouvez dans le prochain numéro un article de Daniel Py sur le ''kyôku'', le ''kyôka'' et le ''kyôbun'', accompagné d’une bibliographie.'''

''Note : Merci à Daniel Py pour avoir partagé les ressources qui sont à la base de ce court texte.''


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