575 - Revue de haïku

Revue trimestrielle de et autour du haïku.

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A lire
Meriem Fresson (France)

'''''Roches noires'', de Catherine Belkhodja, éd. Karedas, Paris, à paraître en avril 2008.''' '''Traduction en anglais de Mairi Shannon, traduction en japonais de Seegan Mabesoone.''' '''ISBN 978-2-910961-43-5'''


   La troisième partie de ce recueil trilingue est consacrée à un haïbun expérimental à contrainte. Sur le modèle de L’OuLiPo, l’auteur postule que les cadres formels permettent d’atteindre une vérité plus profonde que la liberté totale. On pense aux textes de Jacques Roubaud, qui s’est essayé au haïku et à une forme très particulière de haïbun (voir ''Tokyo infra-ordinaire'', éd. Inventaires-Invention, Paris, 2005). Dans la recherche de Catherine Belkhodja, le texte en prose suit les haïkus dans l’ordre de création et de lecture. Un bon exemple d’une appropriation de la forme haïbun – qu’il apparaît comme nécessaire d’adapter au contexte francophone et à notre histoire littéraire – et des possibilités encore inexplorées du haïbun.

'''''Entretien avec Jacques Roubaud,'' « La poésie ne s’écrit pas », Lola Créïs, site littéraire « Biffures » : [http://biffures.org/edito/2008/03/la-poesie-ne-secrit-pas | http://biffures.org/edito/2008/03/la-poesie-ne-secrit-pas].'''


   Je vous recommande également, en lien avec les informations qui précèdent, la lecture de cet entretien. S’il ne traite directement ni du haïku, ni du haïbun, les haïjins y trouveront de nombreux échos à leurs quêtes et interrogations. Une réflexion sur le souvenir et l’autobiographie notamment qui peut nourrir votre approche du haïbun, dont un des sujets privilégiés est (paradoxalement ?) le passé, et où la question du ‘je’, du ‘moi’, dans une forme hybride du haïku, se pose à nouveau dans toute sa complexité.

Copyright Meriem Fresson, 2008