575 - Revue de haïku

Revue trimestrielle de et autour du haïku.

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Keisaku : ouverture d'une rubrique "Billet d'humeur"
Philippe Quinta (France) présenté par Serge Tomé

Le Keisaku, est un long bâton plat utilisé par le maître zen pour tapoter le disciple distrait. En l'occurrence ici, un texte moyen utilisé par l'apprenti haijin pour titiller ceux qui savent un peu plus qu'eux.

Serge et ses acolytes m'ont donné le feu vert pour animer ce billet d'humeur, billet d'avis ou d'opinion, de la nouvelle revue 575. Je ne serai pas seul bien entendu sur cette plage-là. Toutes vos considérations, rouspétances, questions, débordements, passions, amours et j'en passe, à propos du haïku et de ses formes voisines sont recevables. Faut juste me les envoyer, au plus tard une quinzaine de jours avant la parution du numéro prévu. Sur cette place publique, vous êtes libre de dire ce que vous pensez, votre texte paraîtra tel que vous me l'avez envoyé, à condition, car il faut toujours une condition, que vous ne dépassiez pas les limites de la considération de l'autre. C'est la nétiquette ! Je serais intraitable là-dessus. En dehors de cela, vous pouvez tout essayer !

Le haïku, après tout, n'est pas si simple ! Moi-même, je ne le comprends pas ! Cela fait pourtant quelques années que je le pratique. J'ai beau lire et me convaincre qu'il obéit à des lois précises et, comme tout poème, au souffle aussi de l'inspiration, je reste pantois quant à ce qui signe sa réussite. En effet, à chaque fois qu'il faut en écrire un … un grand vide m'assaille ! Que dis-je, un vertige cosmique ! Je ne sais plus rien ! Alors, je vais puiser aux sources traditionnelles. Je me dis tu vois ça existe, ça n'est pas si sorcier, tu en es capable, et, vent en poupe, je fonce.

Pour nous permettre d'aller plus loin, de mieux comprendre ce qu'est le haïku, vos façons d'exercer, vos théories, vos extravagances, m'intéressent. Je serais heureux, croyez-moi, d'introduire votre premier billet, votre prochain "Keisaku". Et si vous restez silencieux, je trouverais toujours quelques sornettes à vous dire, quelques serpents à dénicher.

Limitez simplement votre billet à une quarantaine de lignes maxi. C'est plus qu'il n'en faut ! N'attaquez personne en particulier !

Ah oui, j'oubliais, votre billet sera peut-être commenté par d'autres, au prochain numéro. Une rubrique sera créée à cet effet. Sachez, pour finir, qu'entre plusieurs billets, je choisirai non pas le premier qui m'arrivera mais celui qui respectera les règles énoncées et sera le plus opportun. Je veux dire en adéquation (ou opposition) avec le thème ou le propos du numéro.

Et pour finir, si ce n'est pas trop vous demander, puis je vous demander de résumer votre prose par un kyôku (haïku sur l'écriture du haïku) comme ici-même...

haïku, plus j'en écris

et moins je sais

en écrire

En attendant de vous lire, je vous dis tous à très bientôt et merci !

Philippe Quinta


Copyright Philippe Quinta, 2008