575 - Revue de haïku

Revue trimestrielle de et autour du haïku.

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Creux d'écriture - Philippe Quinta
Philippe Quinta (France) présenté par Serge Tomé

Vous écrivez des haiku depuis longtemps... Avez-vous connu des creux d'écriture ? Comment analysez-vous ce phénomène ? Vos impressions et avis m'intéressent.

J’écris des haikus depuis 2002. Pendant deux ou trois ans j’ai écrit des haikus parallèlement à d’autres formes poétiques (petites proses, comptines enfantines, poèmes brefs ).Plus le temps a passé, plus je me suis éloigné des autres formes. Au point de n’écrire aujourd’hui que des haikus, à l’exception toutefois de quelques tankas et haibuns.

Je ne me souviens pas avoir connu de longs creux d’écriture. Ou alors il me faut appeler creux ces moments où je n’écris qu’un seul haiku par jour pendant quelques jours.

Quand ces jours-là arrivent, où l’abondance me fait défaut, je ne me sens pas très bien. C’est une petite crise de manque. J’analyse le fait par une trop grande immersion de mon être dans la vie professionnelle ou familiale. L’attention à la vie, aux autres, à moi-même a été trop rare.

Les haikus ne viennent pas au bout de la plume, parce que je ne les ai pas laissé.

Venir au bout de l’esprit, au centre du cœur. Il m’arrive aussi certains soirs. D’être plutôt sec. CE n’est pas forcément à cause d’une journée sans recul. Mais plutôt parce que JE cherche à faire ma moisson de haikus. Je force l’écriture. Et le haiku ne s’écrit pas ainsi avec sa volonté, mais dans un certain lacher prise. La source coule si je ne fais pas d’effort sur elle…à suivre !


Copyright Philippe Quinta, 2008