575 - Revue de haïku

Revue trimestrielle de et autour du haïku.

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Editorial
Meriem Fresson (France)

Lorsque Serge Tomé m’a proposé, en 2007, de prendre en charge la section « haïbun » de la nouvelle revue collaborative en ligne qu’il souhaitait créer, 575, j’y ai vu une opportunité de favoriser le développement français de cette forme hybride à nulle autre pareille dans le paysage littéraire occidental et qui offrait tant de possibilités dans le rapport entre la prose et la poésie.

Je souhaitais accompagner les premiers pas des auteurs francophones dans ce genre naissant tout en leur offrant un espace d’expression, mais surtout d’expérimentation. Aujourd’hui, que de chemin parcouru ! Le haïbun a désormais une place régulière dans plusieurs revues, comme Ploc ¡ Il fait l’objet de concours (comme celui organisé par les éditions L’Iroli sur le thème « Une rencontre en voyage », suivi de la publication d’un livre, et dont les résultats ont été annoncés en mai dernier). Certains auteurs ont fait plus qu’une incursion dans ce genre et contribuent durablement (c’est le cas, dans ce numéro, [http://575.tempslibres.org/docs/v04n2ACVoler.pdf|d’André Cayrel] par exemple) et de nouveaux rejoignent chaque jour le peloton (ici, [http://575.tempslibres.org/docs/v04n2AAlieu.pdf|Annie Albespy], Vincent Hoarau). Venus d’horizons variés, les auteurs ont été guidés vers le haïbun par des voies diverses et leurs textes sont nourris par la pratique du haïku, mais aussi par celle de la poésie « à la française » ([http://575.tempslibres.org/docs/v04n2MBlerye.pdf| Michel Berthelin] ou Georges Friedenkraft, qui propose ici une expérience en plusieurs parties) et celle de la prose ([http://575.tempslibres.org/docs/v04n2MMBleu.pdf |Monique Mérabet] et la nouvelle par exemple).

Le bon moment était peut-être arrivé pour le haïbun, qui rencontrait des préoccupations des auteurs, mais j’espère que la revue aura apporté sa pierre aux fondations d’un édifice commun qui continue de se bâtir.

Les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des objectifs premiers de la section « haïbun » de 575 sont autant de guides pour imaginer des outils plus adaptés au nouvel état de diffusion du genre : il me semble ainsi que le blog serait un bon allié pour privilégier comme je le souhaitais l’échange de points de vue et la réponse aux questions que se posent les auteurs. Chercher un éditeur afin de publier et diffuser le mémoire écrit cette même année 2007 pourra également compléter cette démarche (anyone ? ;-).

Ces quelques pistes d’avenir esquissées, je vous laisse à la lecture de ce numéro à la saveur si particulière.


Copyright Meriem Fresson, 2010