
dans l'odeur
de l'ardoise humide
tant de souvenirs
sur le sapin
fauché par la tempête
les fourmis s'affairent
matin d'été
le chant du rouge-queue
lâcher de billes
sans inspiration
devant le trognon de pomme
la grêle redouble
recomptant
les oeufs des poules - elle parle
de sa dent creuse
poids de la neige
le moine médite
sous le cèdre
au bout
de son pinceau
le vide
matin parfumé
le chèvrefeuille fait le tour
du cadran solaire
au fond du jardin
la fleur inconnue a fleuri
rouge
fin mai - sur la vitre de toit
un oiseau
fait un bruit de pluie
tout l'espace
empli de sa corne
- le bateau
touffeur
la nuit
stridule
entre pouce et index
j'éclate la cosse
- rondeur
le soleil
un corbillard
et les cigales
midi-
le brouillard quitte
le lit du fleuve
nuit froide
l'ombre d'une branche balaye
le mur d'en face
jardin dépouillé
plus que l'ombre des nuages
sur les flaques d'eau
flaques bleues
un papillon passe
et repasse
pluie fine
la ville s'éclaire
d'un jour sale
Copyright Danièle Duteil, 2008 - 2010
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